malou mosaique

03 mars 2015

Le Vestibule In : 27, 28 et 29 mars

extbon

inter(1) Venez découvrir ou redécouvrir nos univers. Mes coeurs et mon chant y seront présent ainsi que bien d'autres événements tout au long de ces 3 jours

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21 février 2015

Mot Amour

2012_02_20_DSC6069_ELR4 Faites glisser sur la peau, sous la peau mon amour. Redites jusqu'à l'os que tout est bien plus doux. L'hiver n'est pas la mort que tu soulèves encore. Il est la sève qui dort, se renforce pour vivre. L'amour ne se fait pas. Il se donne partout. Écoute le rossignol et tu verras le jour. De ses plumes à ta peau il y a une étincelle. Ribambelle sonore. Sonate pour trois ailes. Les tiennes sont un peu jeunes. Prends soin de l'équilibre. L'harmonie est partout si tu vois apparaître. La flamme dans ton coeur qui rigole aux fenêtres. Je veux t'aimer d'amour comme personne ne sait. T'enrober de charnel, de bleu jusqu'à l'aurore. Regarde par ma lumière. Chante en plus haut débit. De ma goutte à la tienne nous sourirons ensemble. Je ne suis jamais loin. A une pensée de toi. De l'amour je sais ce qui est impensable. Bien au-delà du rien, du vide, du petit il y a l'infini qui n'est jamais fini. Je flotte sur ton doigt pour qu'il glisse sur papier. A deux pas du dehors je rêve mon océan. De toi au coeur si pur je ne m'éloigne pas. A tes côtés je jure pour ne jamais te perdre.

Je t'aime, m'entends-tu le murmurer, hurler. Dans ton cerveau d'oiseau, de joli être frêle. Si je pouvais te dire et te redire toujours. Que rien n'efface l'emprunte que je t'ai déposée. Là. Tout au chaud. Tout au creux de ton ciel. Pour que jamais ne sonne la folie meurtrière, les âmes poudrières. Va. Je te le redis tant. Va leur dire en sourires. Que mes bras restent ouverts et que la vie est chair.

Dicte leur mot à mot. Chante au vent du silence. Redresse ta colonne. N'abandonne personne. Aux plans de la torpeur ne cède pas si vite. Ton courage est tenace et il est de joie vive. De celle que tu connais pour t'en être nourrie. Dans les nuages un jour où tu t'étais assise.

Ma divine. Ma chanson. Mon océan vivant. Ma vie. Ma si profonde. Mon doux ravissement. Respire la grandeur. Ne lâche pas ma main. Je te tiens.

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20 février 2015

Adresse mail où je suis joignable

Juste pour signaler que mon mail chez yahoo n'est plus valide, ma boite ayant été piratée.

Merci de prendre en compte celle-ci si vous cherchez à me joindre. Merci

maloumosaique@gmail.com

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10 février 2015

Trésor

Mercis à l'espace ressource Aussitôt Fée, à Justineandcow pour ces jolis trésors. Ils m'encouragent à continuer à renforcer nos coeurs.

Des mercis lancés aussi à toutes celles et ceux à qui ces poupées, assiètes, touches d'ordinateurs, bobines, tasses, boutons et autres petits objets ont appartenus. C'est pour moi toujours si touchant de travailler en sentant, imaginant vos mains, vos vies. Chaque objet a son histoire et j'aime la faire passer en coeurs.

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07 février 2015

La salle d'attente

IMG_3420 Un jour qui commence très tôt dans la nuit. Comme plusieurs semaines. Un passage de l'angoisse à la force d'agir. La fin d'un rêve à faire des listes. A réfléchir en gros. A s'encourager. Seule à seule. La lune ensuite presque pleine accompagne mes pas jusqu'aux rails. Un vent glacé. Du verglas. Mais personne ne tombera. Je promets.

Arrivée, je m'assieds devant un grand déca. Un pain au chocolat. Deux réconforts avant un rendez-vous matinal improvisé pour dire la vérité. Parce que ça fait mal de se faire attaquer le coeur par les violences du monde. Parce que toutes les fois où l'on touche le cheveu d'un enfant, c'est à toutes les âmes que l'on s'attaque. Parce que chaque fois qu'une violence est faite à une femme, c'est à la chair de l'univers que l'on s'en prend. Parce que toute vie brutalement enlevée me soulève les entrailles.

Mes larmes ne lavent rien du fracas.

La violence? Elle me touche jusqu'à l'os et réveille un chagrin puissant qui ne m'emmène nulle-part. Mes gouttes d'eau, je préfère les verser dans l'immensité lumineuse. Mais aujourd'hui ma force avoue son fragile. Comme inondée de larmes, submergée par la vague.

C'est.

Entourée dans ce salon de thé, je regarde les gens. Quelques morceaux de phrases bercent ce moment. Précieux. Les bonjours, au-revoir chaleureux du matin. Forcément ça n'a rien à voir avec la solitude dont nous essayons tous de nous accommoder. Parfois, elle semble plus pesante. C'est tout. J'admets. Et quand c'est le cas, elle aimerait entendre que quelqu'un l'attend, a préparé le déjeuné, s'est fait couler un café. Le chant d'une clé qui se glisse dans la serrure. Une porte qui s'ouvre sur un sourire complice.

Parfois on s'habitue aussi et on se dit sauvage. Sans doute pour expliquer vite fait.

Mais la plupart du temps on ne dit pas grand chose de cette solitude là. On préfère sourire quand on est à plusieurs. On oublie vite le reste. On fait la forte. On oublie ses chagrins très bien. C'est d'ailleurs ce que je sais le mieux faire. Ne pas éclabousser l'autre de ma peine. Elle est si profonde que la déterrer en mots fait jaillir un volcan que je trouve dépassé. Je ressens le besoin de faire couler différemment ma lave.

Contenir. Incroyable ce que chaque parcelle de notre corps peut contenir. Dans chaque cellule, toutes les mémoires vivent. Toucher le corps pour réveiller l'instant, rendre à la terre, labourer, sentir son humus.

Il m'arrive de ne pas avoir envie de rentrer chez moi. Comme des envies de fuite. Pourtant garder la tête hors de l'eau. Rester digne et vaillante. Jamais solide. Toujours vacillante comme la flamme d'une bougie. Mouvement mouvant. Emue. J'encaisse mal les coups. Je prendrais bien le large. J'aimerais plus de plumes pour m'envoler, plus de force pour récupérer, plus de lâcher prise pour continuer. Patience.

Accepter, s'aimer, ça prend un sacré temps des fois. Il m'arrive de me demander si une vie suffira. Réparer les trous, les bosses, les bleus, les malaises. Vivre. Ne pas perdre de vue le vivant par petits bouts d'angoisses accumulées.

Au moment où j'écris, ma réalité a la douceur du partage dans une salle d'attente. Le chauffage ronronne. Une musique ruisselle. Les patients arrivent. Il vont du froid du dehors jusqu'à notre rencontre. Fugace et imprévue. Un vendredi matin à se moucher ensemble, à écouter l'attente. Cinq femmes de tous les âges et de toutes les couleurs.

Entre deux lignes de mon cahier, je fais une pause. Parce que les années courent plus vite que moi. Ai-je perdu la cadence, la fréquence, le moteur? Pas définitivement. De dehors je suis paisible. Je ne laisse rien paraître de mon dedans. Sans doute une habitude bien plus âgée que moi. Dans la salle d'attente du Docteur Becker, je trouve un moment paradis. Un repère. Un soutien comme nulle-part. Ce vendredi, je suis venue m'y réfugier. J'avoue. Je ne sais pas ce que mes maux diront quand ce sera à mon tour de parler.

7 février 2015. Je gribouille. Mais je sens que mon sourire reviendra pour de vrai. 

 

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05 février 2015

Femme

Amour pour soi Jouer à être une femme, une vraie, c'est compliqué, j'me dis. Faut que je sois une femme moderne... Je me répète... Mais bon, j'ai pas le mode d'emploi qui va avec alors ça fait des bulles dans mon cerveau d'oiseau, de ptit moineau.


Bertrand, Jami, Victor, Stéphane, Julien, Nico, Pablo, Thomas, Karim, Frank, Benjamin, Gabi, Jérôme, Fabrice, Christophe, Aziz, Jo, Guillaume, Pierre, Alex, Renaud, Gîles, Tristan, Arnaud, Bernard, Christian, Sylvain, Didier, Jean Paul, François, Marc, Eric, Fred, Gérard, Honoré, Claude, Mamadou, Jeanpi, Philippe, Jacques, Marcel, Antoine, Mathieu, Michel, Olivier, Patrick, Paul, Régis, Gontrand, Virgile, Xavier, Yves, Tony, Massire, Paul...Faut que je réfléchisse...


Chauffeur, plombier, comédien, avocat, serveur, peintre, ferrailleur, médecin, voleur, jardinier, jongleur, juriste, caviste, contrôleur, chanteur, spécialiste, animateur, illustrateur, photographe, vendeur ou bien skieur, kiné, architecte, designer, vagabond, bricoleur, journaliste, culturiste, chômeur, cuisinier, éducateur, poète, amateur, artiste, généraliste, chercheur, acrobate, prof, bel enjôleur, superstar, radiologue, écrivain, pompier, auto stoppeur, gaffeur, philosophe, commercial, infirmier, beau parleur...                          Faut que je réfléchisse...


Parce qu'une femme moderne, ça réfléchit, ça cherche, ça s'attache, ça quitte, ça s'fait quitter, ça rie, ça pleure, ça crie, ça parle beaucoup, ça tempête, ça peste, ça encaisse, ça rêve, ça s'éternise, ça s'enlise, ça rate, ça aime plaire, ça plaît, ça se cache, ça se perd toute seule comme une autre femme. Parce qu'une femme moderne, ç'est une femme comme à l'ancienne. Une femme est une femme, un point c'est tout "."


Alors je joue à être une femme, une vraie, avec des formes ou sans, sexy, bricoleuse, écervelée, un brin farouche, fragilement lyrique, se débrouillant seule ou en panique, timide, rêveuse ou endormie, enceinte, travailleuse, perdue, attachée, attachante, forte, une vraie battante, aux fourneaux, sur son vélo, les mains dans l'huile de moteur, toute maquillée sur son clavier ou au grenier pour réparer, avec talons hauts ou talons plats...


Voilà, c'est ça, je joue à être une femme qui tient debout sur ses talons. J'ai 15, 22, 37, 49 ou 83 ans, bien moins et bien plus, ça dépend des moments. Je m'appelle Louise, Armande, Sophie, Séverine, Cécile, Corrine, Christine, Julia, Cathy, Danièle, Agathe, Isa, Florence, Véro, Georgette, Marjorie, Prune, Nadia, Martine, Loubae, Thifaine, Claudine, Aline, Virginie, Anne, Adeline, Axelle, Amandine, Eve, Catherine, Sylvia, Georgette, Babeth, Carole, Mylène, Juliette, Céline, Angèlle, Christiane, Edwige, Raymonde, Danièle, Esther, Evelyne, Claire, Grazia, Pauline, Laetitia, Laure, Laurence, Paulette, Céline, Chloé, Marion, Anne, Ambre, Martine, Michelle, Leïla, Vava, Clothilde, Odile, Perrine, Sandrine, Sylvie, Sylvette, Yollande, Ava, Yvette, Elsa, Ainaz, Zora, Nicole, Pathy, Marie, Ute, Caro, Mimi, Justine, Adèle, Nora, Séfia, Diana, Alice, Annick, Domi, Brigitte, Agnès, Carole, Johanne, Charlotte, Léti, Christelle, Armande, Claudia, Chung, Yoko, Coco, Colette, Flo, Noriko, Audrey, Delphine, Joëlle, Kankyo, My, Barbara, Lou, Larissa, Berthe,  Michèlle, Diane, Ottilie, Manue, Catherine, Detchen, Tsomo, Garance, Gisèle, Martine, Ida, Gisela, Lo, Méla, Marianne, Magalie, Nath, Julie, Francine, Nini, Norma, Odyle, Paula, Sachiko, Li, Irène, Sasa, Monique, Chantal, Victoire, Wafa, Laure, Angélique, Clémence, Baya, Mila, Régine, Prisca, Renée, Zora, Martha, Emilienne...


Je joue à être une femme  et j'comprends rien. J'ai peur, j'ai froid, je suis enjouée. Et puis, j'ai pas le mode d'emploi. J'ai pas la clé, pas la serrure, pas d'entrée, pas de sortie, je suis ici, je suis ailleurs, je suis toi, je suis moi, je mélange tout, je pose des questions, suis comme ci et comme ça. Je suis une femme alors je joue mon rôle. Je vais même aller m'acheter une jupe, car une femme moderne, ça met des jupes neuves, déjà portées, fripées, rafistolées, à paillettes, en velours, en satin blanc ou colorées, à fleurs, à rayures, courtes ou longues, peu importe, sur pantalon...


Je joue à la femme anciennement moderne, modernement ancienne, mystérieuse, simple, compliquée, sauvage, tellement sage...
Je joue, je joue.


je tends la joue à celui qui me prendra pour femme.

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01 février 2015

Tant de guerres

amour pour soi détails 9 malou mosaique Parfois on manque de disparaître pour trois fois rien. Une erreur de pôle emploi qui s'acharne à en faire. Une lettre de la CAF qui annonce une créance grosse comme la lune qui s'arrondit au ciel. Un découvert bien annoncé. Une solitude sans l'être. Un amoureux qui ne viendra plus. Un "je ne t'aime pas" lancé en face à face dans sa cuisine. Avec la belle audace de demander : "je peux te prendre en photo quand tu pleures?". Un gros n'importe quoi qui obscurcit, fait peur. Un lancement d'impossibles. Un abandon. Une espérance sur un toit qui se termine en fracas. Un : "je ne suis pas assez fort pour toi!". Un examen de contrôle qui dit "nodule" à gauche. A dans quatre mois pour vérifier.

Oui. Parfois on voudrait disparaître pour moins que ça.

On croit à la lumière. On parle d'éclaircie. D'ac en ciel à la pluie. De pont entre les êtres. Et puis. On se trouve doué. Pour tout sauf pour tout ça. Parce qu'à chaque coup, on tombe dans les pommes à l'intérieur de soi. Et le coeur se fracasse. Il bat jusqu'au talon.

Sur fond de fête foraine dans la nuit noire, on se dit : "courage!". On regarde les murs du nid protecteur aux mille couleurs. Heureusement. Une clé. Un toit. C'est immense déjà. Un toit sans brouhaha, sans violence conjugale, un jardin qui fleurit.

Le temps ne s'écoule pas. Il coule. La vie et ses surprises.

Non. Je ne suis pas désespérée. Non. Je ne suis pas découragée. Et je ne suis pas un pilier.

J'ai toujours entendu la guerre, les bombes tomber, la famine arriver, les wagons se remplir de déportés. C'est comme ça. C'est comme c'est. J'entends tout même de très loin et tout m'atteind.

La paix? C'est devenu vital. Je ne prends plus le risque de laisser entrer la guerre dans mon nid. Les conflits, les disputes, les mots plus hauts que les autres. Les insultes, reproches, les manquements d'amour. Je protège mon refuge comme le vent qui aboie dans les persiennes. Les claquements de porte, je les déteste. La douceur est celle que je choisis. Je fatigue du monde ou de veiller sur lui. Comme une lampe allumée. Une flamme qui vacille. Vaillance.

Pourvu qu'aucune bombe ne nous tue aujourd'hui.

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19 janvier 2015

Atlantico

IMG_3342 Mon crayon voudrait glisser comme le cygne. Se laisser aller sur les flots légers. La plume blanche, le col relevé. La douceur au bec. Avec fluidité. Mais rien. Pas de mot plus doux que l'autre.

J'insiste. Je persiste sur ma lancée.

Même sans élan la jeunesse est belle. Des regards dans des regards. Les mains posées sur la table en face à face. A la frontière de la peau. Elle se raconte. Il lui répond. De route en route ils se sourient. Elle tripote ses mains. Il écoute. Droit l'oeil dans l'oeil. Je prends des cours. Je ne sais plus. J'ai vieilli devant mon café crème. Il tangue sur le bateau à quai. Les chapeaux, gants, bonnets et casquettes sont bien dehors. Je reste au chaud. La péniche balance et j'attends. Ils rient timidement. Doucement. Comme deux enfants polis qui se pardonnent déjà la veille et le demain. Il avoue. Il lui dit. Elle se raidit. Il dit encore. Et leurs mains se rapprochent. Pas à l'aise la jeunesse. Pas à l'aise en face à face, l'oeil dans l'oeil.

Lui gris clair. Elle bordeau cheveux longs. Bagues, montre à gauche, mains qui bougent sans cesse. Il a fini de dire. Elle reprend de plus belle. Son flux comme une flûte. Il lui sourit. Les mains de plus en plus proches sur la table. Comme ils sont beaux je jure. Il rougit un peu. Il est tout rouge. Le ton est lancé. C'est un début d'histoire je sais. Un début de toutes les couleurs. Deux agneaux. Deux si jolis moineaux. Je les laisse en paix puis j'y reviens.

Ses mains à lui sont presque sur les siennes. Il lui demande un bisou sur la joue. Elle le lui donne. Leur histoire avance bien pendant que je lis un peu Le Monde. Entre les lignes je jongle. Happée par deux phénomènes joyeux. Entre deux, trois, quatre ou cinq ans. Elles répètent "chocolat" en duo, à tue tête. Maman parle allemand. Papa dit en français. Des roses, jaunes, des bleus, des sacs à tête de chat. Deux blondinettes collées à maman. Et un papa qui rit. Tendrement. Comme son écharpe verte.

L'amoureux s'est levé. L'amoureuse en profite pour consulter sa boite. Elle répond de ses pouces. Les petites gloussent. Elles jouent avec papa. Un, deux, trois, quatre dit maman. "Chocolat "s"aud" en boucle répétés. Adorablement. L'amoureuse se retourne. L'amoureux se rassoit. Elle se lève. Il en profite aussi pour agir de ses pouces. Ils passent au verre de bière.

Quand ma jolie famille d'à côté fête l'anniversaire de maman, papa chante en anglais le happy B day tendre et sort de sa poche un morceau de bougie qui sur un bout d'allu va briller sur la table. "Un chouette anniversaire" dit-il à ses fillettes. Et moi de mon crayon,  suis toute et tant d'accord. Jamais vu, entendu plus romantique et doux. 

C'est bon de participer. De voir l'amour l'emporter. A deux, ou quatre, seule, au travail. Crayon quatre couleurs.

Que disent les flots sous les ponts. Que les vélos glissent dessus. Que les phares s'allument. Que le gris devient bleu à l'heure qu'il est.

A la table juste après il y a un homme au crayon. Il dessine. Un grand cahier. Il croque la jeune femme presque en face avec un carré long. Un visage angélique. Elle parle "lettre d'amour", "son mec", "avec lui"... à sa copine au bonet rouge. L'homme change de vue. Regarde à droite. A gauche. Il reprend le crayon. La maman s'assoit à nouveau. "On ne va pas manger que du chocolat" dit papa.

Un mot par jour. Juste un. Un qui résume. Un qui dira plus tard l'émotion. Le moment. Un. Juste un. Par année. Par semaine. Par jour. Le jour.

Le jeune homme dessine. Les petites boivent à la paille leurs chocolats chauds. La bougie continue de briller. Deux femmes travaillent à gauche. Correction de copies. Les amoureux n'en finissent pas de rire et de s'aimer du bout de leurs regards. Les mains à un millimètre l'une de l'autre. D'autres sourires. Les nouvelles du monde au chaud sous mon cahier. Et le crayon qui glisse. Comme je l'avais rêvé. La chaleur souffle. La vue est bleue d'eben. Les fenêtres s'allument. Un son répétitif doucement chante au bar. Et il dessine encore. Et on est bien ensemble.

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18 janvier 2015

Jusqu'au delà

 

IMG_2138 Dis-moi que j'ai rendez-vous avec ma chance. Que quelque soit l'embrouille qui me perd, je tiendrai la nacelle jusqu'au bord de mon rêve. Rebondir de joie quelque soient les larmes. Du plus grand des fou rire inonder mon rivage. D'une voix claire. Source de mon amour. Je dis que j'ai avancé un pied après l'autre. Mon grand pas de géant.

Dedans.

Ce n'est pas la gloire mais la fête. Ce n'est plus le désespoir en tempête. C'est solidement bordée de douceur en coliiers, de rivages dentelés, de mères et d'océan.

Dedans. Du sang. Chantant.

Redire mon rêve à tire d'ailes. Bien à l'abri du tourtereau, du tout petit moineau. Mon tourbillon. Mon hirondelle en vole plané. 

C'est comme rire l'histoire de mon histoire, chanter. Comme un pont qui me sauve.

A pleine voix radier ce qui est sans soleil, ce qui ombrage encore le plus clair des vents. C'est souffler l'ennemi du fin fond de ma tête. Dépoussiérer l'ivresse, la vie dans ses recoins. C'est éternuer la note. Celle qui juste à côté ruisselle mon coeur à corps. C'est crier le fardeau de mon eau.

Vite ou lentement, dis-moi. Redis le moi que ce n'est pas par chance, mais que c'est mon courage. Celui des naufragés sans ancrage. Éloignement du massacre. Parce que ça s'arrête là. ça s'envole.

Immédiat.

Jusqu'au delà.

 

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14 novembre 2014

Déforme

Exposition temporaire  et installation lors de l'ouverture de mon Atelier,

- les 29 et 30 novembre ainsi que les 20 et 21 décembre 2014, de 14h à 20h 

 

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Technique : crayon de papier, papier, acrylique

Dimensions : 10cm/10cm, 15cm/15cm, 20cm/20cm, 30cm/30cm

Atelier Malou Mosaïque, 41A rue de l'Aubépine, 67000, Strasbourg

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