Photo 193

Je t'aiderai jusqu'au bout du ciel. Je traverserai la lumière pour te secourir en plein hiver. Dans ce sombre, je dirai qu'il n'y a pas de peine qui vaille à disparaître. Je ne serai jamais loin de la main qui se tend pour que tu la saisisses. Je n'oublierai jamais de t'emmener légère de l'autre côté. Tu sais que tu ne sais rien et c'est juste. Juste, de t'élever, de grandir et d'ouvrir la porte.

Je n'ai pas fini de te répéter qu'au bout de toi il y a moi. Je n'ai pas de secret à te dévoiler que tu ne saches déjà.

Dans le champ du grand tout tu puises sans répit. Et c'est bien à ta flamme que tu demandes d'agir. Je te suis. Je suis. Quelle importance plus grande que ta force de vie. Ton souffle inspire, expire ce qui est à comprendre. Lâche. Lâche tout. Pas de mal et de bien.

Rien.

Juste toi qui fleurit à mesure que je fuis. De l'autre côté de l'horizon j'ai grandi sans peine. Fais en de même. Si je ne suis pas visible à ton oeil resté nu, je le suis autrement et c'est bien ce qui compte.

Je déroule une par une les perles de ton collier. Du bleu aventurine. A chacune d'elle j'accroche un possible. Du sens.

Tourne, danse, vis, dans le tien, dans mon sens puisque c'est pour chanter. La paix. Jusqu'aux extrémités enneigées. Je t'emmène bien au delà du triste, du mouvant et du pire. Transparence. En toi. Autour. Tout a déjà changé.

C'est parfait.