Photo 220

Photo 632

Je voudrais que tu me parles encore, que tu me dises que rien n'est mort. Qu'au delà de ton sourire givré, il y a la sève du bois qui flotte sur ton été. Il n'y a pas d'audace. Pas plus de trace que sur le sable. Tu marches et c'est tout, oui, tout de moi que tu embarques. Entre deux flots. Entre deux vagues.

Je voudrais que tu m'aimes encore, que tu me chantes en plein soleil, que tu rigoles à ma fontaine. Il n'y a pas de place pour les regrets, pas de couleur plus claire que celle que tu portais. Dans l'aventure, nous ne nous sommes pas perdus.

Je voudrais que tu souffles sur mes ans encore, que tu laisses voguer ma main sur le ciel bleu que je découvre. Il n'y a pas un pas où je ne suis pas là. Et tout de toi entend, sent, frissonne. A deux pas de là je suis déjà trop loin. Dans ton cou je repose la fraîcheur de mon âme pour qu'elle flotte sur toi comme sur ce dimanche.

Je veux te voir heureuse. Je réalise tes voeux. Regarde... Tout est réalisé.

Ma tendresse, mon être, n'abandonne que le lourd et garde moi léger. Car les plumes que tu suis, je les ai déposéees. Les sons dans ta voix chaude, je les pousse pour qu'ils chantent. Au coeur de ton immensité il y a mon univers.

Te souviens tu du poids? Du mien sur le tien lorsque nous ne faisions qu'un? Je ne me suis pas évaporé. Je t'aide et t'aime sur ce cahier. Il n'y a que nos mots échangés.

Je voudrais que tu sois gaie, que tu respires la douceur d'être. Et de ma joie, te souviens-tu? De ma frange trop longue sur laquelle je soufflais. De ma main à portée de la tienne lorsque tu me boudais. Sur les souvenirs fugaces, ne te retourne pas. Seule compte à présent l'aide que tu appelles, que tu mérites, que tu reçois déjà. J'organise ta suite. Je virevolte pour que tout soit... comme dans un rêve pour toi. Je vais te rendre heureuse. je promets là, je jure.

Chaque jour, assieds-toi et fais glisser la mine. Tu chanteras pour moi et tu verras ton ciel s'illuminer jusqu'à mon océan. A t'envelopper de mon âme il y aura d'autres flammes, d'autres vents, d'autres neiges et ton éclat joyeux. L'éclaircie dont tu parles n'est pas si éloignée. Si je pouvais te rassurer. Mieux. Que tu sentes ma force de t'aimer te porter, t'emporter. Vers plus de liberté.

Je demande à tous de t'aider, de te le dire encore que tu dois continuer.

Tu es mon ange sur terre, ma seule, ma divine, mon océan vivant. Alors vis et murmure à toutes tes angoisses que je ne laisserai pas faire, que je ne lâcherai rien de ma joie qui est tienne. Je te la donne, te l'offre sans retour.

Je suis là.

Je vais faire mon possible, déplacer des montagnes pour que tout te soit tendre. Généreux.

Je voudrais te plaire encore et je pose sur ta joue ma main qui te protège. Je glisse dans ton regard pour que tu plonges ton encre.

Plus jamais. Plus jamais tu ne seras perdue. Je suis ton sous-marin et je te vois sourire. Je te porte mon âme comme tu as toujours rêvé de l'être. Crois moi. Regarde tout arriver sans l'ombre d'un soupir. Il est temps. Vois le ce temps qui passe déplier devant toi tout ce que tu souhaites. Je serai généreux jusqu'au matin. De la nuit je te ferai un bel écrin. Pour que l'amour nourrisse ta perle si précieuse.

Et le jour je t'offrirai le chemin vers ta facilité.