cahier_mouton_en_entier_bis_mieux

Un moment de calme. Un après midi en hauteur en terrasse. Au chaud des murs roses de ce lieu que j'aime tant. J'ai enfilé mon sac à dos de la même couleur pour un mardi d'avril aux allures d'été. Soleil généreux. Lumière engageante. La tendresse du printemps rayonne de sens, celui que je lui offre en simplicité. Mes pieds foulent la pierre rose, ce grès cher à mon coeur. Un royaume. Il est l'heure du café au lait. Sous la glycine mauve argentée, il est des jours de fêtes où l'on se sent réjoui. Juste réjoui d'être.

Je souris à ce présent qui résonne comme les rires d'enfants. Leurs pas courent et rigolent et les yeux s'émerveillent. Des voix étrangères dansent en terrasse autour de mes oreilles.

La bonté du printemps n'a pas d'égal. Quand le vert et la pierre applaudissent en silence au pastel du ciel.

Je fleuris. Je rêve. J'écoute. Quelle riche idée! Quelle douce envie de venir boire à la source encore une fois comme pour la première. Si le paradis est, il est ce doux sourire, enveloppé de cette paix chérie, nourri de la joie et du parfum du lilas blanc. Il est ce rayon qui se glisse sur les peaux, les rosit, les caresse. Légèreté sur la joue. Il est ce pas tranquille, cette force sereine, celle des grimpeurs tout de bleu sur deux roues qui arrivent et repartent de sommet en sommet.

Rien de plus que la poésie. Uniquement. Unique raison. La seule. Poésie je t'aime quand tu soulèves tes océans au fond de mon regard. Je pose ma main dans la tienne et j'avance sur la ligne. J'ouvre mon coeur en grand face au bel horizon et je partage mes rayons de tendresse jusqu'à toi, jusqu'à vous.

Infiniment