Dans le sombre que cette saison nous pousse à ressentir. Au coeur de l' hiver qui nous demande de plonger au fond de nos racines pour puiser le courage de créer, je déroule le fil d'ariane rose. Sur ce fil, je pose des places.

Il y a celle de l'église du village le plus réconfortant que je connaisse avec son banc entre deux arbres que j'ai d'abord appelé le banc des amoureux puis le banc aux trois roses et le banc du levant.

La place de la Canourgue est celle où les cafés au lait sont les plus délicieux. La place Belcourt, celle de tous les possibles retrouvés où j'ai eu la chance d'être guidée par une musique à plumes. Les voix, les tambours, les flûtes faisaient vibrer le sol en communion parfaite avec mes battements de coeur.

Entre ces deux places, je mets celle du Marché Gayot où je vais parfois écouter le monde battre des ailes vers tellement d'horizons.

Je ne perds pas de vue la place Broglie, faite pour applaudir les amoureux qui se disent des oui.

La place blanche. Les places où toutes les routes finissent par se rejoindre me réjouissent.